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Table de matiere

 INTRODUCTION :

1. CONSEIL   DES AVEUGLES DE MEMPHREMAGOG

2. NOUVELLES APPLICATIONS DU PICTOGRAMME

3. OBJECTIFS POURSUIVIS

4. PROBLEMATIQUE DES PERSONNES AVEUGLES ET AMBLYOPES

5. NOUVELLES APPLICATIONS DU PICTOGRAMME

6. INTERVENANTS CIBLES

7. PLAN D’ACTION-IMPLANTATION

CONCLUSION

 

 INTRODUCTION :

 

Dans le cadre des prix Persillier-Lachapelle décernés par le Ministère Québécois de la Santé et des Services Sociaux, le Conseil   des Aveugles de Memphrémagog présente un projet dont les visées portent sur les nouvelles applications d’un pictogramme associé à un handicap visuel. À  l’origine, ce pictogramme avait été conçu par l’Union mondiale des aveugles en 1987 pour aider le grand public à mieux identifier les personnes vivant avec un handicap visuel.              

 

Parrain du projet dont il est question, le Conseil canadien des aveugles de Magog fonctionne à titre d’organisme communautaire qui intervient dans l’intérêt de ses membres et de la communauté des personnes aveugles et amblyopes qui habitent sa périphérie. L’initiative qu’il entreprend s’inscrit donc dans les objectifs qu’il poursuit et souscrit aux plus récentes interventions publiques en matière de soins préventifs et de promotion de la santé et de bien-être.

 

Dans un premier temps nous vous introduirons au Conseil   des aveugles de Memphrémagog. Par la suite, nous ferons une brève description du projet que nous vous soumettons et des buts que nous poursuivons. Nous analyserons également les obstacles auxquels se heurtent les personnes vivant avec un handicap visuel et de quelle façon les nouvelles applications du pictogramme que nous vous proposons pourraient aider la communauté des personnes aveugles à surmonter ces difficultés.

 

Enfin, nous nous  pencherons sur les intervenants à qui nous tentons de tendre la main tout en leur proposant un plan d’action qui favorise l’utilisation des pictogrammes.

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1. CONSEIL DES AVEUGLES DE MEMPHREMAGOG

 

Le Conseil des aveugles de Memphrémagog (CAM) agit dans le but de promouvoir et de favoriser la pleine intégration des personnes vivant avec un handicap visuel à la vie socio-économique de sa communauté.

 

Fondé en 1960 et reconnu comme organisme à but non-lucratif, le CAM   regroupe actuellement  une trentaine de membres et accueille toutes  personnes aveugles ou amblyopes qui demeurent dans la région immédiate de Magog.

 

Par l’entremise de sa devise de `Foi, Service et Camaraderie`le CAM véhicule l’ambitieux objectif de rétablir et bâtir la confiance, l’autonomie et la dignité des personnes dont les activités quotidiennes ont été bouleversées par la cécité ou une sévère diminution de l’acuité visuelle.

En plus de mettre sur pied une gamme variée d’activités de nature sociale et récréative, telles que : jeux d’équipe, voyages organisés, artisanat et soirées dansantes, le CAM   constitue un organisme qui défend les besoins et les intérêts de la communauté aveugle. Participant à différentes tables de discussion, il plaide en faveur de l’amélioration de la qualité de vie, dans tous ses membres tout en faisant la promotion de la prévention  de la cécité et la conservation de la vue.

 

En constante évolution, le  CAM tente continuellement d’assurer des progrès dans certains domaines tels l’accessibilité, les moyens de transports et les aides matérielles spécialisées en déficience visuelle. En faisant valoir ses préoccupations, le  CAM se penche sur les dossiers dont les effets directs ont des conséquences sur la qualité de vie des personnes aveugles et amblyopes.

 

Son Président, M. Maurice Rivard, est aussi Directeur de la Division québécoise du Conseil canadien des aveugles et siège au Conseil d’administration de l’organisme national du même nom qui chapeaute les activités pan-canadiennes. De plus, M. Rivard est actif au sein de d’autres organismes et associations de la région de Magog.

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2. NOUVELLES APPLICATIONS DU PICTOGRAMME

 

L’ambition première du projet conçu par le  CAM vise à établir de nouvelles applications au pictogramme créé par l’Union mondiale des aveugles en 1987. Vous retrouverez un spécimen de ce pictogramme à l’annexe A.

 

Auparavant, toutefois, étudions la définition d’une personne ayant une déficience visuelle, telle qu’établie par le Conseil canadien des aveugles, Division du Québec:

 

La personne handicapée visuellement est celle dont l’acuité visuelle est inférieure à 20/200 après correction.

 

Selon le  CAM les nouvelles applications du pictogramme associé à un handicap visuel sont souhaitées dans plusieurs sphères d’activités, mais plus particulièrement dans les établissements qui dispensent des soins de santé (hôpitaux, pharmacies, cabinets de médecins,   etc.)    Actuellement, l’implantation du pictogramme est déjà en cours dans les hôpitaux de la administrative 05(Estrie). En plus d’être exploité dans les milieux médicaux, le CAM   considère que le pictogramme pourrait aussi être utilisé dans de nombreuses facettes de la vie quotidienne. Citons, par exemple, les livrets bancaires et valises utilisés lors de déplacements de longue portée.

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3. OBJECTIFS POURSUIVIS

 

Parmi les visées principales du projet mis de l’avant par le  CAM mentionnons, entre autres, que nous souhaitons:

-favoriser une meilleure intégration des personnes ayant un handicap visuel;

-assurer une plus grande autonomie aux personnes aveugles et amblyopes;

-permettre au grand public et plus spécifiquement aux intervenants du domaine de la santé et du secteur financier d’identifier plus facilement leurs interlocuteurs ayant une déficience visuelle dans le les aider à fournir des services plus appropriés à leur condition;

-prévenir des situations qui pourraient devenir embarrassantes, aussi bien pour la personne handicapée que les intervenants de la vie quotidienne; et démystifier, pour le bénéfice du grand public, la personne ayant une déficience visuelle, tout en faisant la promotion de ses droits.

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4. PROBLEMATIQUE DES PERSONNES AVEUGLES ET AMBLYOPES

Les personnes ayant une déficience sont régulièrement confrontées aux obstacles de la vie courante. Certaines situations éprouvantes pour les personnes voyantes, deviennent encore plus angoissantes lorsqu’un individu doit composer avec un handicap visuel. Il ne suffit que de penser à un séjour en milieu hospitalier, par exemple. La personne aveugle ou amblyope se retrouve dans un lieu qui lui est inconnu, qu’elle doit apprivoiser et mémoriser à l’aide de sa dextérité.

 

Également, bon nombre de personnes vivant avec un handicap visuel  choisissent de ne pas utiliser de soutiens pour les aider à se déplacer, (cane blanche, chien-guide, guide voyant, etc.) une décision qui contribue parfois à confondre ceux et celles qui les côtoient. De temps à autre, ceci peut entraîner des situations malencontreuses. Citons à titre d’exemple l’action  d’adresser la parole à une personne ayant une déficience visuelle sans la nommer. Bien souvent, la personne aveugle ou amblyope ignore que c’est bien à elle que l’on parle. Il s’agit là, faut-il en convenir, d’une situation qui peut provoquer un climat d’embarras, tant pour la personne malvoyante qui doit divulguer son handicap, que pour son interlocuteur.

Souvent, une personne ayant un handicap visuel fait face à de nombreuses situations inhabituelles qui nécessitent l’aide de ses proches et/ou de son entourage.

Dans le milieu hospitalier, il ne suffit de penser qu’aux situations suivantes:

lorsque le repas est servi, la connaissance de la disposition des aliments sur le plateau;

la difficulté d’effectuer les déplacements nécessaires à l’intérieur du centre hospitalier pour recevoir un traitement;

 

la modification, par le personnel infirmier, effectuée de façon instinctive, de la disposition des effets personnels sur et à l’intérieur de la table de chevet du patient;

 

la fréquence des questions adressées par le personnel médical et d’autres patients au sujet du handicap visuel d’une personne et les contacts inappropriés, bien qu’involontaires, effectués par le personnel médical.

 

Dans le milieu médical autre qu’hospitalier, les personnes vivant avec un handicap visuel sont souvent confrontées:

 

aux explications insuffisantes au sujet d’un traitement médical et/ou la posologie des médicaments à prendre, le plus souvent, doit être mémorisée.

Dans les activités de la vie courante, il peut s’agir:

-de la difficulté de repérer ses bagages lors d’un voyage; ou du manque de renseignements lors de transactions dans

 une institution financière.

Chacune de ces situations illustrent que l’utilisation d’un pictogramme associée à un handicap visuel peut contribuer à éliminer bon nombre de circonstances irritantes tout en facilitant la tâche des personnes appelées à offrir des services aux individus aveugles ou amblyopes.

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5.NOUVELLES APPLICATIONS DU PICTOGRAMME

 

Tel qu’il l’a été mentionné précédemment, l’élaboration de nouvelles applications du pictogramme associé à un handicap visuel s’est surtout concentré dans le secteur de la santé (hôpitaux, pharmacies, cabinets de médecins,  etc.)  ainsi que dans certaines sphères d’activités de la vie courante.

 

Aussi, il est utile de répéter que le pictogramme est utilisé dans certains centres hospitaliers de la région de l’Estrie, dont le Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke  (CHUS),  le Centre hospitalier Saint-Vincent-de-Paul de Sherbrooke de même que l’Hôpital La Providence de Magog.  Par ailleurs, une campagne de sensibilisation qui vise à permettre une utilisation plus répandue du pictogramme a été mise sur pied et effectuée auprès de tous les centres hospitaliers de la région administrative 05. Selon les conclusions que tire le  CAM différentes utilisations du pictogramme en milieu hospitalier sont possibles, dont:

l’installation d’un pictogramme plastifié, suite à l’autorisation écrite du patient aveugle ou amblyope, au-dessus de son lit. De cette façon, l’ensemble du personnel hospitalier, sans devoir poser de questions, est bien au fait du handicap visuel du patient. (voir Annexe B);

l’application d’un pictogramme autocollant sur les dossiers médicaux du patient malvoyant. Ceci permet au personnel hospitalier d’identifier rapidement un bénéficiaire aveugle ou amblyope. (voir Annexe A; et

 

le port d’un pictogramme sous forme d’épinglette sur la robe de chambre ou les vêtements du patient vivant avec un handicap visuel lors de ses déplacements à l’intérieur du centre hospitalier

 

Actuellement, les pictogrammes associés à un handicap visuel et fournis par le  CAM sont offerts gratuitement par les centres hospitaliers aux personnes malvoyantes qui en font la demande. Il est donc nécessaire, voire impératif, que tous les postes de garde d’un centre hospitalier aient en réserve une quantité suffisante de pictogrammes. De plus, il est essentiel que le personnel médical soit sensibilisé à la disponibilité du pictogramme.

 

Dans le secteur de la santé autre qu’hospitalier, le pictogramme associé à un handicap visuel peut être utilisé avantageusement dans les situations suivantes;

un pictogramme autocollant peut être appliqué sur le dossier médical du patient aveugle ou amblyope. Les intervenants de la santé (pharmacies, cabinets de médecins, cliniques dentaires,   etc.)

Dans les activités de la vie courante, l’utilisation d’un pictogramme peut être très diversifiée. Cependant, certains usages nous apparaissent opportuns, parmi lesquels:

l’utilisation d’un pictogramme autocollant par les institutions financières sur dossiers et les livrets bancaires d’un client aveugle ou amblyope.  De cette façon le personnel attitré au service à la clientèle sera en mesure d’adapter son approche et la rendre plus appropriée aux besoins de l’individu malvoyant;

l’utilisation d’un pictogramme autocollant sur les valises d’un passager aveugle ou amblyope.  Ainsi, il sera plus facile pour un représentant du transporteur de les repérer à l’arrivée au point de destination.

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6. INTERVENANTS CIBLES

De façon générale, le projet que vous présente le  CAM   vise une multitude de personnes qui agissent dans plusieurs secteurs de la vie économique.  Globalement, il s’agit de tout individu qui, un jour ou l’autre, est appelé à entretenir des contacts directs avec une personne aveugle ou amblyope.  Il est évident, toutefois, que nous tentons, comme nous l’avons décrit précédemment, de rejoindre plus particulièrement les intervenants qui agissent dans les domaines d’activités identifiés ci-dessous.

 

-Domaine médical

 

Il est de notre avis que l’utilisation d’un pictogramme en milieu médical, qu’il s’agisse d’un centre hospitalier, d’une pharmacie, d’une clinique ou d’un cabinet de médecins, facilitera grandement les rapports entre personnes malvoyantes et personnel médical. Non seulement le personnel pourra-t-il identifier plus rapidement les individus ayant un handicap visuel mais sera également en mesure d’assurer une approche adaptée à leurs besoins spécifiques. Par exemple, toujours s’identifier en entrant dans la chambre d’un patient; fournir une explication détaillée de la procédure des soins qui seront dispensés; prendre le temps de bien expliquer la posologie des médicaments à prendre; et faciliter la signature des documents nécessaires, etc.

-Activités de la vie courante.

 

Nous croyons également que l’utilisation du pictogramme permettra aux individus qui sont appelés à fournir des services aux personnes aveugles et amblyopes de mieux réagir à leurs demandes (par exemple, récupérer des valises identifiées d’un pictogramme; détailler verbalement les transactions financières et remettre les billets de banque à portée demain, etc.)

 

Sans contredit, l’utilisation du pictogramme allégera aussi la responsabilité des proches, souvent contraints d’accompagner les individus malvoyants dans leurs déplacements pour s’assurer qu’ils obtiennent des services adéquats et prévenir les malentendus.  En plus d’offrir une liberté plus flexible aux proches et amis, le pictogramme favorise, simultanément, une plus grande autonomie à la personne aveugle ou amblyope.

 

En conséquence, il apparaît évident que les personnes vivant avec un handicap visuel sont les grands gagnants des nouvelles applications du pictogramme. Parallèlement, les interveneanta appelés à offrir les services à ces personnes seront en mesure de répondre plus facilement à leurs besoins spécifiques. Somme toute, tous y trouvent bon compte!

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7. PLAN D’ACTION-IMPLANTATION

 

L’introduction du pictogramme, associé à un handicap visuel dans certains secteurs d’activités ciblées, exigera la collaboration de plusieurs intervenants. Au préalable et pour votre bénéfice, penchons-nous d’abord sur les moyens utilisés par le domaine médical pour assurer sa mise en place.

 

Dans un premier temps, le CAM, en collaboration avec la Régie Régionale de la Santé et des Services Sociaux de l’Estrie (RRSSSE), a mis sur pied un projet pilote qui visait l’utilisation des pictogrammes au Centre Hospitalier Universitaire de Sherbrooke. Dès l’amorce de l’exercice, le CAM a animé une session d’informations auprès des responsables des soins infirmiers de l’institution, les sensibilisant aux problèmes rencontrés par les personnes malvoyantes, lors d’un séjour hospitalier.

 

Suite à une expérience concluante, la RRSSSE faisait parvenir une lettre aux neuf Centres Hospitaliers de la région administrative 05, les informant de l’existance du pictogramme et de ses utilisations possibles. Une copie de cette lettre, émise le 29 novembre 1994, se trouve à l’annexe C.

 

Le CAM a la ferme intention de maintenir ses contacts avec les Centres Hospitaliers de l’Estrie dans le but précis de les informer et de leur prêter main forte pour assurer l’implantation plus répandue des pictogrammes. Il est également prévu par le CAM de faire connaître aux journalistes les résultats de ce projet.

 

Vis-à-vis les succès jusqu’ici remportés, les ambitions du CAM déborde largement les limites territoriales de l’Estrie. Ainsi, au cours d’une prochaine rencontre du Conseil Canadien des Aveugles, section Québec, le Président du CAM tentera de convaincre ses collègues de répéter l’expérience en milieu hospitalier, ailleurs dans la province.

 

En ce qui a trait à l’utilisation du pictogramme dans le secteur de la santé autre qu’en milieu hospitalier, de même que dans les domaines financiers, chacun des regroupements de personnes aveugles de l’Estrie se chargera de sa promotion et de la sensibilisation des intervenants visés. Toutefois, le CAM est le maître d’œuvre du projet et demeure disponible à tout regroupement qui pourrait bénéficier de son expertise.

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CONCLUSION

 

Le CAM juge essentielles l’intégration et l’autonomie des personnes aveugles et amblyopes. Selon nous, il existe à l’heure actuelle plusieurs mécanismes qui permettent la pleine participation des personnes ayant un handicap visuel, parmi lesquels le pictogramme que nous vous proposons.

 

Le potentiel associé à l’utilisation des pictogrammes, tant par le secteur médical que par celui des affaires, est sans contredit énorme, et contribue à établir un pont entre personnes malvoyantes et les professionnels.

 

Le CAM a clairement démontré, par le billet de ce projet, la volonté des personnes aveugles et amblyopes de participer activement à la vie communautaire avec l’autonomie et la dignité qui leur revient.

 

Il est certain que l’implantation courante du pictogramme ne peut se réaliser sans la collaboration de nombreux partenaires qui saisissent l’ampleur des problèmes que causent de nombreux obstacles à la vie quotidienne des personnes aveugles et amblyopes. Pour corriger cette situation parfois malencontreuse, nous avons tenté de vous démontrer quelques-uns des avantages que procure le pictogramme.

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